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Interview de M. Fabrice Gauvin

  • Mai 2017

Fabrice Gauvin, Ex-dirigeant de la société Vitrerie Stéphanoise et petit fils du fondateur de l’entreprise, interviewé par Benjamin, stagiaire en communication.

 

Le marché des monuments historiques et la spécificité du savoir faire

 

  • Depuis 2005, la Vitrerie Stéphanoise a développé une expertise dans les monuments historiques. Quelle a été l'origine du développement de ce secteur d'activité ?

Nous nous sommes intéressés au marché des monuments historiques, car il s’agit d’un secteur présentant un gros potentiel de produits verriers très techniques. De plus, les lots “vitrerie miroiterie” avaient l’avantage de faire l’objet de lots indépendants, ce qui nous permettait de démontrer véritablement notre savoir-faire aux architectes des monuments historiques, sans avoir à passer par de la sous-traitance. Petit à petit, nous avons acquis une notoriété par rapport aux donneurs d’ordre, nous permettant de multiplier les interventions sur ce type de chantier et ainsi, de compléter notre expérience. Très vite, nous avons réalisé que nous étions un des rares acteurs du marché à avoir toutes les compétences pour répondre à ces appels d’offre.

  • Quelle est selon vous la spécificité des marchés des monuments historiques ?

La spécificité de ce marché est qu’il est faut trouver une parade pour remplacer des verres anciens  (souvent soufflés à la main),  par des verres qui préservent l’aspect identique du verre ancien, tout respectent les normes actuelles (sécuritaire, thermiques, phoniques etc…).

  • Quelle est la force de l'entreprise, Vitrerie Stéphanoise, sur ce marché ?

La force de l'entreprise, réside dans sa capacité à maîtriser chaque phase (étude, fabrication, pose). L'entreprise s'appuie sur une équipe d'experts passionés.

  • Un bureau d’étude,
  • Un atelier maîtrisant la fabrication de verres aux spécificités les plus complexes : 95% des produits mis en œuvre par l’entreprise sont préparés dans notre atelier,
  • Une équipe de pose intégrée, maîtrisant parfaitement les techniques de mise en oeuvre du verre (démasticage, sablage, peinture, approfondissement des feuillures, reprise d’étanchéité) quel que soit le support  (feuillures bois, métal, béton, maçonnerie)  
  • Des entreprises partenaires au savoir-faire complémentaire (métalliers, maçons, vitrailliste, désamianteur), qui permet à l’entreprise, de proposer une solution globale

Cette expertise s’est consolidée à travers des chantiers très divers : Par exemple, des chantiers comme Le Corbusier, l’église de Royan ou la soierie Bonnet à Jujurieux nous ont permis de mettre en valeur la mise en œuvre de vitrage à l’aide de mastic de vitrier. A l’Abbaye de la Chaise Dieu, pour poser les 1400 vitrages, (verre de Saint-Just assemblés dans son atelier), l’entreprise a dû agrandir les feuillures.

 

Zoom sur un chantier

 

  • Parmi les différents chantiers, quel est celui dont vous avez été le plus fier ? Et pourquoi ?:

Le chantier, dont je suis le plus fier, est celui des auvents du Musée d’Orsay à Paris. Il s’agit d’un chantier très prestigieux, auprès d’un monument connu de tous, au sein de la plus grande ville française. Nous avons rencontré de nombreuses contraintes techniques, que nous avons surmontées,  Le travail fourni par l’ensemble des équipes a permis de mener à bien ce projet, et de fournir un résultat final conforme à l’attente de l’architecte des monuments historiques, et du maître d’ouvrage.

  • Pourriez-vous, nous raconter ce chantier ?

Nous avons répondu à un appel d’offres, avec un mémoire très technique, très étudié, mettant en avant notre savoir-faire et nos compétences. Il nous a fallu une semaine de recherche, pour mettre au point la “recette” de fabrication” dans notre four, un mois pour fabriquer les verres, deux mois pour les poser.  En fin de chantier, nous avons cassé le dernier vitrage. Nous avons relancé une fabrication en urgence. A 4h du matin, nous sommes partis rejoindre les poseurs et le chantier a été fini dans les délais. Ce chantier fut l’occasion d’exprimer notre savoir-faire sur un projet majeur et visible du plus grand monde.

  • Quelles ont été les difficultés rencontrées ?

La difficulté majeure de ce chantier était que le bâtiment était ouvert au public, ce qui impliquait des normes de sécurité très compliquées. Par exemple, l’approvisionnement du chantier devait s’effectuer avant 6h du matin. De plus, les délais à tenir étaient restreints, le chantier ne pouvait pas prendre du retard. Enfin, les trajets et le manque de notoriété de l’entreprise sur la région parisienne, ont été des obstacles que nous avons su franchir.

  • Ce chantier a t'il eu des retombées, en interne, et/ou en externe ?

En interne, les salariés, qui s’étaient tous mobilisés sur ce projet, étaient très fiers du résultat final. Ce chantier a été une expérience très positive pour la société, où on a su prouver notre expertise et notre savoir-faire sur un projet très spécifique. Il nous a permis d’acquérir une notoriété importante, auprès des architectes, sur le marché des monuments historiques.

 

Les références de la société sur le marché des monuments historiques :

 

- Eglise Notre-Dame de Royan (Charente-Maritime)

- Maison de la culture, Le Corbusier, Firminy (Loire)

- Abbaye de La Chaise-Dieu (Loire)

- Les anciennes Soieries Bonnet, Jujurieux (Ain)

- Les Halles Tonnerre (Yonne)

- Garage Citroën, Lyon (Rhône)

- Théâtre de Saumur (Maine-et-Loire)

- Serre Mexicaine, Parc de la Tête d’or, Lyon (Rhône)

- Musée du Chapeau, Chazelles-sur-Lyon (Loire)

- Hôtel Royal Evian-les-Bains (Haute-Savoie)

- Cité du Design, Saint-Etienne (Loire)

- Musée de la dentelle de Retournac (Haute-Loire)

- Couvent de la Tourette, Le Corbusier, Eveux (Rhône)

- Musée d’Orsay, Paris

- Manufacture des Tabacs, Lyon (Rhône)

- Palais de Justice de Saint-Etienne (Loire)

 

 

 

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